Brève histoire de Saint-Martin du Fouilloux et du Petit-Paris

Cette page a été élaborée à partir d'un texte écrit par Robert Audoin dans le bulletin HCLM B72 de Juin 2023

Motte féodale de Belle Noue (Google Maps)

La commune actuelle est le fruit de la fusion en 1791 des paroisses de Petit-Paris et Saint-Martin- du-Fouilloux.

La paroisse de Saint-Martin est née du défrichement en îlots de la vaste forêt des Echat. Ces vastes espaces sauvages appartenaient initialement au seigneur du Plessis-Macé qui en fit don aux abbayes d’Angers (Saint-Aubin, Saint-Nicolas).

C’est sur ces parcelles ainsi dégagées que furent édifiées de petites églises, points de départ de paroisses aux noms évocateurs : Saint-Léger-des-Bois, Saint-Augustin-des- Bois…et Saint-Martin du- Fouilloux : une très petite paroisse : 19 feux soit à peine 100 habitants en 1688, moins de 200 en 1789.

Une paroisse particulièrement misérable, avec 2 ou 3 métairies, quelques closeries et beaucoup de chaumières, de bûcherons ; aucune demeure de prestige sinon le presbytère (XVI-XVIIe siècles) devenu l’actuelle mairie.

La paroisse de Petit- Paris appelée Belle-Noue jusqu’au XIVe siècle est fondée elle aussi au XIIe.

On en connaît assez précisément les débuts : une petite église dédiée à sainte Madeleine est la propriété de Giraud, seigneur de Belle-Noue, demeurant dans un modeste château à motte entouré d’une douve protectrice. En 1144, son fils Mathieu partant en croisade vers Jérusalem et cherchant sans doute une protection spirituelle, fait don de cet embryon de paroisse à l’évêque d’Angers, Ulger.

Cette paroisse est alors plus importante que celle de Saint-Martin. Elle compte quelque 450 habitants en 1789.

Une loi de 1790 réorganisant le tissu paroissial conduit à la suppression de Petit-Paris en tant que communauté autonome : elle est rattachée à Saint-Martin pourtant plus petite mais plus centrale dans la nouvelle géographie administrative. Cette commune ainsi agrandie compte alors environ 600 habitants ; un nombre qui croîtra au cours du XIXe siècle pour diminuer au XXe, avant de s’envoler à partir de 1980.

Scroll to Top